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A - contrario

Le contre-pied de l'info officielle, un oeil critique sur l'actualité.


Tchad/Rapport Ibni: "un moyen d'endormir" la communauté internationale (opposition)

Publié par Manalo sur 3 Septembre 2008, 14:55pm

Catégories : #Kiosque

03.09.08 | 15h00

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La Coordination des partis pour la défense de la Constitution (CPDC) dont Ibni Oumar Mahamat Saleh reste le porte-parole, estime que le rapport de la Commission d'enquête rendu public mercredi est un "moyen d'endormir la communauté internationale".

 

"On peut légitimement craindre que le pouvoir ait trouvé, à travers cette commission, le moyen d'endormir la famille d'Ibni, ses amis politiques, M. Sarkozy, l'Union européenne, l'Union africaine, l'OIF (Organisation internationale de la Francophonie), bref toute la communauté internationale. Pour mieux rouler tout le monde dans la farine", affirme Salibou Garba, dans un communiqué parvenu à l'AFP à Libreville.

Le rapport de la commission d'enquête évoque pour la première fois sous une forme officielle la mort du porte-parole de la Coordination des partis pour la défense de la Constitution (CPDC), attribue son arrestation à l'armée mais ne donne aucun élément sur son sort précisant que "les gens pensent qu'il serait désormais décédé".

Pour Saleh Kebzabo, député et président de l'Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR): "Cette nouvelle nous tombe sur la tête comme un coup de massue. Il faut désormais passer à l'étape judiciaire pour que l'on démontre qu'au Tchad on n'est pas au-dessus des lois. Cette affaire ne peut pas finir comme cela".

Egalement porte-parole adjoint de la CPDC, M. Kebzabo, joint par téléphone à Paris, estime que "la Commission n'a pas mené les investigations nécessaires pour une conclusion sérieuse. On ne sait pas ce qu'est devenu Ibni Oumar Saleh, son lieu de détention..."

"Nous ne sommes pas surpris car dès le départ, nous avons récusé cette Commission", ajoute Salibou Garba qui souligne: "les forces armées tchadiennes qui ont perpétré les rapts des hommes politiques et diverses exactions n'agissent pas de façon inopinée. Leurs chefs à divers niveaux doivent répondre de leurs forfaits".

M. Garba s'adresse également au président français Nicolas Sarkozy, pour lui demander "ce qu'il compte faire" après avoir affirmé à plusieurs reprises qu'il était "déterminé à faire la lumière sur le cas Ibni".

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